Sur le plan étymologique, le mot écologie est la science de l’habitat au sens large, autrement dit la science de l’environnement, l’étude des conditions d’existence.
L’écologie appliquée s’intéresse plus particulièrement à l’action de l’homme sur son environnement, aux préoccupations environnementales inhérentes aux différentes évolutions de notre cadre naturel et bâti.

Toute construction induit une rupture qu’il s’agit d’anticiper pour en prendre la juste mesure et privilégier le vrai, l’utile, le beau. Aujourd’hui, le lobbying environnemental va à l’encontre de toute cette mesure.
Le label HQE a contribué à décrédibiliser la démarche du même nom, pourtant source de réflexions sur bien des aspects de notre rôle d’architecte.

Le Passiv’hauss conçu sous certains climats s’est imposé à nous un temps, comme le modèle, la solution à tous nos problèmes énergétiques… sans prendre en compte le climat de nos régions ni les matériaux ou principes constructifs locaux ! Il a fallu quelques années pour constater l’échec d’une transposition directe sans connaissance du contexte.

RT 2005, RT 2012, performances énergétiques de type THPE, BBC…
L’architecture est devenue règlementaire, contrainte par tant de données, de mesures, de principes de précaution, qu’on en oublie sa capacité à dessiner l’espace, capturer la lumière, susciter le rêve…

Alors, autant se former sur tous ces aspects règlementaires afin de mieux s’en détacher.
Maîtriser les contraintes pour mieux en faire la synthèse et redonner une dimension poétique à nos bâtiments.

Refuser les gadgets qu’on nous vend comme techniques ultra sophistiquées, et revenir à la conception de l’enveloppe.
Choisir de réfléchir avec les filières, savoir-faire et autres ‘matériaux’ locaux pour se glisser dans le contexte, maintenir l’équilibre et construire une identité propre.
S’ancrer dans un site, dans un territoire habité, au sens large s’ancrer dans un contexte physique.